Yaya Touré : ses souvenirs heureux et malheureux avec les éléphants

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L’ex capitaine des éléphants Yaya Touré qui vient de prendre congé avec la sélection ivoirienne évoque ses meilleurs souvenirs avec ses coéquipiers.

Pour commencer, Yaya Touré évoque la finale perdue face à l’Egypte.

« Je me souviens de cette fameuse Can 2006 en Egypte. Nous avions certes perdu la finale. Mais c’était le début d’une enrichissante aventure. Dans cette compétition, j’avais réussi à réaliser mon premier but avec la sélection senior lors du deuxième match de poule (2-1) contre la Lybie. C’était le but de la victoire. La deuxième victoire de l’équipe après celle gagnée contre le Maroc qui nous qualifiait pour le second tour. Je me souviens encore de la Can 2008, au Ghana. Plus précisément de cette demi-finale au stade de Kumasi. Où les Égyptiens ont durci le jeu afin de gagner la bataille du milieu de terrain… Je suis sorti du match blessé alors qu’à ce stade de la compétition, j’étais à cinq passes décisives ».
Celui qui rencontre des difficultés actuellement en club se souvient également du passage des éléphants en Angola.

 

« Je me souviens aussi de cette torpeur dans l’enclave de Cabinda. C’était en 2010, en Angola. Il y avait une atmosphère intenable après l’épisode du Bus togolais. J’en profite pour rendre un vibrant hommage aux footballeurs togolais ».
La finale perdue au Gabon reste également dans la mémoire du champion.
« Je me souviens de cette autre finale perdue en 2012 au Gabon. Où je n’ai pu m’empêcher de couler de chaudes larmes. Je me souviens enfin de cette finale gagnée en 2015. Elle est venue comme un gros ouf ! Ce fut un soulagement. Enfin, le peuple ivoirien avait sa coupe qu’il réclamait depuis une dizaine d’années. Notre génération tant attendue venait de remplir sa mission. Une belle récompense pour tous les Ivoiriens. Ils n’ont jamais cessé de nous dire merci. À travers les membres du Comité national de soutien aux Eléphants (Cnse), je me suis rendu compte combien les Ivoiriens sont remarquables. Je voudrais leur demander leur compréhension. Et leur demander, comme on dit chez nous, de me donner ‘’une partie de la route’ ».