Côte d'Ivoire-Maroc: la FIF dit non aux 8000 supporters marocains

Vibe Radio

Facebook Email Print Twitter Addthis Addthis

Pour le match décisif qui opposera le Maroc à la Côte d'Ivoire le 11 novembre prochain, le suspense reste entier quant au nombre de supporters marocains qui pourront rejoindre les tribunes du stade Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.

Si le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, avait promis quelque 8000 à 9000 billets aux spectateurs marocains, la promesse pourrait bien ne pas être tenue.

Défendant les intérêts des Éléphants ivoiriens dans cette course à la qualification au Mondial de football 2018 en Russie, le président du Comité national de soutien aux Éléphants (CNSE), Parfait Kouassi, n'a pas mâché ses mots: "On entend ici et là que les Marocains vont envahir la Côte d’Ivoire. Qu’il y aura des charters qui déverseront des milliers de supporters du Maroc! Nous tenons à leur dire qu’il n’y a pas assez de sièges au stade Félix Houphouët-Boigny. Et que nous ne leurs céderons pas nos places", a-t-il déclaré, dans des propos relayés par le quotidien marocain Le Matin.

"Lors du match aller, les Marocains n’ont cédé que 200 places aux Ivoiriens dans un stade d’une capacité de 60.000. À Abidjan, pour leur rendre le bien qu’ils nous ont fait, les supporters marocains n’auront droit qu’à 201 places", a ajouté le président du CNSE.

Principe de réciprocité

"Nous appliquons dans ces cas-là un principe de réciprocité, en offrant autant de places au pays visiteur que ce dernier nous en a accordées au match aller", confirme au HuffPost Maroc un responsable communication de la Fédération ivoirienne de football (FIF), précisant que 200 places seulement avaient en effet été accordées par la FRMF à la FIF le 7 octobre dernier, lors de la rencontre Maroc-Côte d'Ivoire qui s'était tenue à Casablanca, au complexe Mohammed V.

La même source à la FIF confirme par ailleurs que la fédération marocaine a bien formulé une demande incluant un nombre de billets bien plus important, mais que la fédération ivoirienne ne s'est pour l'instant pas prononcée pour accorder un quelconque accord. "Je lis ça et là que le Maroc obtiendrait plus de 8000 tickets, ce qui est très peu probable", tient à ajouter le responsable communication. Ce dernier précise que parmi les 33.000 places que compte le stade Houphouët-Boigny d'Abidjan, il n'y aura que 29.000 tickets entrants. Les sièges restants resteront vides pour des raisons de sécurité.

Quant aux quotas appliqués aux supporters visiteurs pour les matches amicaux et de qualification, ils varient de 5% à 10% selon les associations hôtes concernées et qui gèrent la billetterie. Ce qui impliquerait, si la FIF privilégiait cette option plutôt que le principe de réciprocité précité, que les supporters des Lions de l'Atlas ne pourraient compter au mieux que sur 2.900 tickets.

Du côté de la FRMF, une responsable nous indique que pour l'instant, aucune confirmation du nombre de billets accordés par la FIF n'a été transmise aux services communication et marketing. Du côté du ministère de la Jeunesse et des Sports, Rachid Talbi Alami ne nous en dira pas plus: "ce n'est pas le ministère qui gère les billets, c'est la Fédération de football" tranche le ministre. Ce dernier nous avait confirmé le 11 octobre dernier que des négociations étaient en cours avec la Royal Air Maroc pour permettre aux supporters intéressés de se rendre en Côte d'Ivoire moyennant un billet de 2.000 dirhams aller-retour, contre environ 10.000 dirhams actuellement.

Les Lions de l’Atlas, actuellement leaders du groupe C avec un total de 9 points, sont à un point devant les Éléphants ivoiriens. Une victoire ou un match nul le 11 novembre suffirait pour que le Maroc se qualifie pour la Coupe du monde 2018, signant ainsi son retour dans cette compétition internationale après une absence de 20 ans. Les Panthères du Gabon occupent la 3e position avec 5 points, alors que les Aigles du Mali ferment la marche du groupe avec 3 points.

                                                                                                                                             Un article de huffpostmaghreb