Aristide Bancé : carrière, salaire, ambition, il dévoile tout !

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L’international attaquant burkinabé, Aristide Bancé, qui a passé la saison 2016-2017 à l’Asec Mimosas avant d’être transféré à Al Masry d’Egypte revient sur sa carrière et aussi sur ses différents émoluments.

Le sociétaire d’Al Masry, Aristide Bancé, se souvient de ses débuts de footballeur comme si c’était hier. L’international attaquant burkinabé, véritable exemple de courage, souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui aspirent à devenir footballeur. « Courage à tous ceux qui aspirent au métier de footballeur. Ne négligez pas les clubs locaux. C'est un peu un peu. Et sachez que la clé de la réussite est en vous d'abord. Le reste n'est que complémentarité », a-t-il dit sur les réseaux sociaux.

Il est revenu sur débuts de footballeur en Côte d’Ivoire et ses premiers salaires. « En 2001, au FC Daoukro, je touchais à peine 40.000 francs cfa comme salaire tandis qu'au Santos Fc, j'étais payé à 20.000 francs cfa par mois. Mais ça ne m'empêchait pas de jouer », a confié l’international attaquant burkinabé. S’il a levé un coin du voile sur le salaire de ses débuts de footballeur, en Côte d’Ivoire, il n’a rien dit sur ce qu’il touchait à l’Asec Mimosas, encore moins sur ses émoluments à Al Masry.

Selon le puissant attaquant burkinabé, pour devenir footballeur international, « on commence un peu un peu » : « Pour devenir footballeur international, on commence un peu un peu. Les gens croient qu'être le frère ou l'ami d'un footballeur garantit la réussite de ceux-ci dans le milieu du football. Si c'était ça, on aurait vu le frère de Drogba le remplacer à Chelsea ou encore Messi envoyer au Barça tous ses bons petits. Un footballeur international n'a pas grande influence dans la carrière de son frère ou de son ami. Il peut être pour eux un avocat dans leur promotion, une lucarne de publicité, mais le reste, le plus important, sera entre les mains du concerné lui-même, dans son travail et dans son talent ».

Poursuivant, Aristide Bancé a donné l’exemple d’un ami qu’il a aidé à signer dans un club ivoirien. « J'ai fait signer un ami dans un club de D1 en Côte d'ivoire sans que celui-ci ne passe par la voie normale en passant un test. Et en retour, j'ai entendu dire qu'il se plaignait de ce que j'en avais pas fait assez, que son salaire était trop petit, que j'aurais pu l'emmener directement dans un club européen au haut niveau. L'Europe n'est pourtant pas le plus important. La preuve est que j'y ai déjà emmené certains amis footballeurs passer des tests sans que cela ne soit concluant. Sur le terrain, personne ne jouera à ta place alors que c'est là-bas que tout se passe. Le football n'est donc pas une question de relation, c'est une question de talent, de vision et de courage. Car si les relations et l'argent primaient, tous les footballeurs internationaux auraient eu leurs frères, leurs amis, leur descendance même sur les grandes aires de jeu », a-t-il conclu.