M.le Juif, arrangeur : comment il a fait le succès de Safarel

Vibe Radio

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À 27 ans, le jeune arrangeur ivoirien Monsieur, le Juif fait parler de lui, avec ses belles mélodies.

Les titres à succès «Manger-chier», «Grattahoun» et «Tchintchin» de Safarel Obiang portent la griffe du pianiste formé à l’Insaac, qui n’est autre que Monsieur le Juif.

 

Au micro de VIBE RADIO.CI, le jeune arrangeur qui vient d’être nominé au PRIMUD 2018 (catégorie meilleure arrangeur), revient sur sa collaboration à succès avec Safarel Obiang.

 

Ils se sont rencontrés pour la première fois au studio de M. Le Juif à la Riviéra-Anono, par le biais d’un certain Shaguy Sharoof « Quand on s’est croisé Safarel et moi, il m’a dit qu’il recherche un son qui va fracasser et faire danser les mélomanes.  Je lui ai demandé de me faire une chorégraphie avec ses danseurs afin que j’ai une idée de ce qu’il veut vraiment. En règle générale, je fonctionne ainsi. Mon inspiration, je me mets dans la peau de l’artiste pour faire ressortir ce qu’il veut. Et de là que tout est parti. On a commencé avec « Manger-chier » que j’ai réalisé en 2 jours. Le succès de ce beat m’a moi-même surpris » reconnaît-il.

 

«Après, on a relancé avec «Gratahoun» et le «Tchintchin », qui est devenu aujourd’hui l’hymne national dans le milieu ». Et pourtant, l’arrangeur révèle que le chanteur coupé décalé, Safarel n’a pas de suite kiff le son, lorsqu’il lui avait proposé au studio «Quand, j’ai proposé l’«instru» de Tchintchin à Safarel, il n’était pas trop chaud, il ne semblait pas être emballé vraiment. On a passé 3 jours en train de bosser sur le beat. Il a fini par kiffer quand j’ai apporté la touche de la note de la basse. On a travaillé dans de bonnes conditions. Je savais pertinemment que ce son « Tchintchin » allait cartonner. Et le jour du concert live de Safarel, j’étais le chef de l’orchestre. J’ai eu beaucoup de frissons de voir les gens tant danser au son du beat au concert »,a dit M. le Juif. ENZO