Franko : il prépare un hit avec un poids lourd du coupé décalé

Vibe Radio

Facebook Email Print Twitter Addthis Addthis

"Je suis fier d’être en Côte d’Ivoire. Comme la dernière fois, j’ai été très bien reçu. Je vais vous faire une confidence : c’est ici que j’ai fait le meilleur spectacle de ma carrière", nous a confié le rappeur camerounais lors de son récent séjour à Abidjan. 

- Pourrais-tu nous faire un rappel de tes débuts en 2003 à ton premier disque "Filles d’aujourd’hui" en 2010 ?

En 2003 j’étais encore élève, mais sur le plan artistique, je faisais déjà des freestyles avec des potes au quartier, sur des scènes lors des concerts scolaires, etc. C’est ce passage important qui a certainement marqué ces gens avec qui j’ai travaillé à mes débuts de phase professionnelle, notamment mon premier producteur-manager avec qui j’ai réalisé "Filles d’aujourd’hui" et aussi mon premier album, "C’est le rap que tu veux voir !"

- Est-ce ton quartier "Akwa" qui t’a influencé dans le choix de faire du rap ?

Non pas particulièrement. A Akwa, il y a de bons chanteurs plutôt hein ! J’ai opté pour le rap parce qu’à travers cette musique, on a cette possibilité de dire quelque chose pendant longtemps à travers les vers. Ce qui n’est pas évident avec le chant. Je n’ai rien contre les chanteurs, mais je trouve parfois que c’est des tricheurs, ils ne disent pas forcément tout dans une chanson (il rit). Alors que dans le rap, on peut s’amuser et ressortir un peu plus son intelligence. L’autre raison, c’est que mon entourage était plein de rappeurs.

- Qu’est-ce qui a manqué à tes deux précédentes sorties, "Filles d’aujourd’hui" et "C’est le rap que tu veux voir !" pour qu’elles n’aient pas connu de succès ?

Honnêtement, je ne saurais vous le dire. A part que j’y ai mis bien plus d’énergie que sur "Coller la petite" qui a marché. C’est Dieu qui pilote chaque projet et sait pourquoi celui-ci marche et tel autre pas.

- D’où t’es venu l’idée d’écrire et de chanter "Coller la petite" ?

Il n’y a pas eu d’histoire particulière collée à cette chanson. Je me suis simplement imaginé dans une fête et j’ai décrit ce qui se passe généralement pendant les fêtes. Il n’est pas rare de voir des gens venir à des fêtes et avoir une tête d’enterrement au lieu de danser. En tant que peintre de la société, je me suis dit que c’est un fait à dénoncer. A travers "Coller la petite", j’ai voulu inviter ceux-là à se relâcher quand ils vont à une fête.

- A t’en croire, ton message d’origine dans cette chanson a été mal perçu alors !

C’est cela même !

- N’as-tu pas eu peur à un moment donné quand la chanson a été censurée de toutes parts ?

Un artiste est comme un soldat, quand il sort une œuvre il doit s’attendre à toute sorte de retombée.

- Es-tu sûr de pouvoir rééditer le succès de "Coller la petite" ?

Chaque artiste a son seuil et même Michael Jackson n’a jamais dépassé le seuil de "Thriller". A chaque fois que je travaille sur une chanson, je ne me pose pas ce genre de questions. D’ailleurs, avant que "Coller la petite" n’arrive, je n’ai pas fait de calcul. Cela dit, si un succès viendrait au-delà de cette chanson, ce serait bien pour moi. Cependant, je ne me mets pas de pression par rapport à ce titre. Car quoi que l’on dise, "Coller la petite" fait partie de mon passé désormais.

- Certainement que tu connais et écoutes la musique ivoirienne !

Bien sûrrrr !!! J’écoute Arafat, Bop De Narr, Debordo Leekunfa et Bebi Philip surtout. Il y a aussi Dezzy Champion que j’avais beaucoup écouté en son temps, Digbeu Du Phare aussi. Il est passé où maintenant ? (avec un peu de regret)

- As-tu des projets de collaboration avec des artistes ivoiriens ?

Absolument ! Je suis déjà sur un projet avec Debordo Leekunfa sur le compte d’un disc-jockey qui réside en hexagone.

 

JM TONGA

PLUS: