Miss CI, Thierry Coffi : « Désormais nous allons porter plainte »

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Dans une interview-vérité, le Secrétaire général du Comici, Thierry Coffi, s‘exprime sur le concours Miss CI édition 2018. Le séjour Parisien des Miss, les diverses polémiques sur Miss Suy Fatem, le prochain concours Miss Monde et la participation ivoirienne, le SG du Comici dit tout.

Vous revenez de Paris avec les nouvelles Miss-CI ?

Ce fut un séjour agréable.C’était la première sortie de nos reines de beauté, un séjour parisien typique. Le voyage était organisé par nos sponsors, principalement. L’objectif était de permettre aux filles d’aller un peu en tourisme. Les Miss ont passé cinq jours intenses. Il y a eu des visites en bateau, au casino, des moments au restaurant.

Comment ont –elles été accueillies par la diaspora ?

Ce n’était pas un voyage de rencontres. Nous n’avons donc pas rencontré la diaspora. Les filles ont tout de même eu l’occasion de croiser leurs collègues Miss-CI France, Miss-CI Belgique, Miss-CI Italie.

Dites-nous, vous êtes toujours au contact des  Miss une fois leur mandat achevé ?

Bien entendu. Contrairement à ce que pensent certaines personnes, lorsque le mandat des miss s’achève, nous demeurons toujours en contact avec elles. Nous continuons de les suivre. Leur insertion sociale nous tient beaucoup à cœur. Nous avons nos sponsors qui leurs offres des possibilités de stages. Et généralement en fin de mandat, elles ont déjà eu 2 à 3 stages. On œuvre toujours pour le renforcement de capacité de nos Miss.

Voir aussi <<Miss Monde 2018 : Suy Fatem propose sa 1ere dauphine Jemima ...

Pour ce qui est des actions sociales, il se dit de manière récurrente qu’on ne voit pas vraiment les Miss sur le terrain durant leur mandat ?

Ecoutez, il y'a ce qu’on fait qu’on dit et ce qu’on fait qu’on ne dit pas. Les actions, on ne le fait pas dans l’intention de faire de la publicité autour. Chaque année nos Miss mènent une foule d’actions, qu’on ne cherche pas forcément à médiatiser.

Nous avons chaque année des activités avec le rotary, la croix rouge. Miss Mandjalia par exemple, a construit un mur pour une école à Bondoukou. Quand on va faire des dons, on n’est pas obligé d’expliquer que voilà ce que la  Miss est en train de faire. Nous ne sommes pas des personnages politiques. Sinon, on peut sortir des images d’archives de tout ce qu’ont fait les Miss durant leurs différents mandats. Mandjalia Gbané, la Miss sortante était sur 3 grands projets. Un projet qu’elle a monté avec le ministère de la santé. Elle a aussi élaboré un projet de sensibilisation qui a été proposé au concours Miss monde. Puis, elle a fait des actions caritatives à Divo et à Bondoukou. Aussi, aujourd’hui on pense plus ecologie et développement durable.

Lors des récentes inondations en CI, qu’ont fait nos ambassadrices de la beauté ?

Elles étaient en plein séjour en France. A son retour de Paris la Miss a prévu faire quelque chose. Des actions sont prévues dans ce sens de la part de la Miss. Mais laissons les politiques faire leurs choses d’abord. Et tranquillement on fera la nôtre.

Quels sont les rapports du COMICI aujourd’hui avec les parents des filles qui viennent à cette compétition ?

On n’a jusque là pas rencontré de problèmes avec les parents des filles qui viennent vers nous pour le concours Miss CI. Ecoutez, quel jour de manière concrète, on a eu des soucis avec des parents. Qu’on nous montre une plainte quelconque d’un parent. En 23 ans de service je ne vois vraiment pas. Le COMICI a même eu la chance de connaître des miss grande sœur-petite sœur sur différentes éditions. Si on n’était pas bien, leurs parents ne pouvaient pas accepter de nous confier leurs filles. Par moment, c’est plutôt nous qui invitons des parents pour recadrer certaines candidates. Les rumeurs, les calomnies on en a eu énormément dans ce milieu.

Comment vous avez appréhendé justement les accusations de fraude d’identité de la nouvelle Miss ?

Ecoutez, vous savez, des gens sont toujours avides de choses pour combler un certain vide dans leur propre existence. Il y a beaucoup de jalousie ici en Côte d’Ivoire. Oui nos compatriotes sont de grands exportateurs de jalousies. Suy Fatem a gagné, elle ne peut pas faire l’unanimité de tous. Car même le Christ lui-même n’a pas fait l’unanimité.

Il y a eu aussi la fâcheuse épisode de Bouaké, ou l’image de la Miss a été énormément écorchée…

Je pense que ça, c’est vraiment notre faute. On a été trop gentil. Oui je le dis. On a réagi à une invitation. Comme il y a eu du retard dans le voyage, les filles n’ont pas eu le temps d’aller à leur hôtel se débarbouiller. Lorsqu’elles sont arrivées à Bouaké, elles ont été directement conduites chez le Préfet qui les attendait. Elles n’étaient pas dans leur assiette, puisqu’elles étaient toutes fatiguées.Et les photos qui ont été prises à Bouaké sont des photos de particulier et  non des photos professionnelles. Ce sont des particuliers qui prennent des photos de ce genre, voilà. C’est arrivé, c’est un concours de circonstance. Comme elles ne sont pas expérimentées, elles n’ont pas eu l’occasion de dire non. Mais seulement, avec les réseaux sociaux on ne peut pas tout maîtriser. Depuis 23 ans nous sommes aux affaires, les gens parlent peu des bons points que nous réalisons chaque année. Mais aussi sur le fait que nous faisons tout pour tenir nos promesses vis à vis des miss. Depuis 23 ans, aucune fille ne s’est plainte de ce qu’une aiguille a manqué à son lot.

A la suite des polémiques, le président Yapobi a affirmé que l’image des filles sera gérée autrement ?

Si la Miss se trouve quelque part en ville, qui a les moyens d’empêcher quelqu’un de la prendre en photo ? Des gens peuvent à tout instant la prendre en photo à notre insu. Mais comme l’a dit le Président Yapobi, nous serons désormais très regardant et stricte sur l’image des filles. Nous n’hésiterons pas à poursuivre des gens en justice pour cela. Mais je le dis toujours, tout dépend de l’intention de l’auteur de la photo. Si ce dernier capte une photo dans une mauvaise intention, celle de porter atteinte à l’image de la fille, c’est clair que nous n’allons pas rester les bras croisés. Nous allons agir comme il se doit et porter plainte contre la personne. Il faut que ça soit clair. Parce qu’il y'a ce qu’on appelle le droit à l’image.

 Pourquoi avez-vous observé tout ce temps de silence. On s’attendait à un communiqué de votre part ?

On ne doit à personne. On respecte notre public, on se réserve de répondre à des individus, dont on ne connait même pas le dessein.

 Peut-on savoir la ou les Miss-CI qui ont été désignées pour le concours international miss monde ?

Pour l’heure aucun choix n’a été fait. Toutes les 5 Miss élues sont des potentielles candidates, susceptibles de participer. On va communiquer sur la date du concours international Miss Monde bientôt. On a été les années précédentes à plusieurs concours internationaux. Nos décisions, on les prend toujours en fonction de nos choix, parce que il y'a deux ou trois concours internationaux dans lesquels nous sommes invités.

ENZO