Fonds d’aide : Les patrons de bars réclament leur part

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Le fond d’aide de l’Etat en direction des entreprises et commerces de Côte d'Ivoire est vivement attendu par les Patrons des maquis et bars. Le Groupement des Établissements nocturnes de Marcory lance un appel pressant aux autorités pour l’obtention de ce fond de soulagement.

La crise sanitaire touche de plein fouet le milieu de la nuit en Côte d’Ivoire. Les maquis et bars font partie des secteurs les plus sinistrés du fait du COVID-19. Les Patrons de bars et maquis, eux qui ont vu leurs établissements fermés depuis, ont décidé de crier leur désarroi et de toucher du doigt la réalité qui est la leur aujourd’hui. 

Regroupés au sein du GEDNOMA (Groupement des Établissement nocturnes de Marcory), les Patrons de bars et maquis de la commune de Marcory, en appellent de façon pressante, à l’assistance de l’Etat. Notamment sur le projet de fond d’aide alloué aux entreprises et commerces de CI, dans le cadre de la riposte économique et sociale. 

Les premiers responsables des maquis et bars de cette cité apprennent qu’ils ont maintes fois saisi leur ministère de tutelle, celui du Tourisme et des Loisirs, qui les a dirigés vers l’Agence Côte d’Ivoire PME. Une démarche restée jusque-là sans suite : «Pour le fond d'aide, il faut dire que nous n'avons rien perçu jusque-là. Nous plaidons auprès de l’Etat de Côte d'Ivoire afin d’accélérer les choses pour que nous puissions bénéficier de ce fond d’aide qui va véritablement nous soulager en cette période vraiment compliquée pour nous», ont-ils lancé haut et fort, avant de décrire le sombre tableau dont ils font face actuellement : « Nous sommes un secteur pourvoyeur d’emploi en Côte d'Ivoire. On compte à Marcory près de 800 établissements de nuits avec des milliers d’employés. Avec cette situation, c’est plusieurs familles qui sont affectées. Nos employés ne mangent plus. Aujourd’hui, un de nos DJ est devenu gardien, par la force des choses. Certaines de nos serveuses sont obligées de venir aider nos femmes à la maison pour des travaux ménagers. Quand on évoque le préjudice subi à notre niveau, c’est vraiment catastrophique. Dans cette affaire, on a même été oublié par nos fournisseurs traditionnels. Ajouté à cela, la question des cas de vols enregistrés aux heures du couvre-feu dans nos établissements. À ce jour, on dénombre 6 cambriolages dans nos établissements », a relevé l'équipe du GEDNOMA pilotée par Eric Gaba, Jimmy Kouamé, Ange  Beugré, Anicet Jean de Dieu. Ils ont sollicité les autorités municipales pour une annulation des taxes et n'ont pas manqué de faire un clin d’œil au Burida pour les soulager au niveau des redevances.

Avant de clore leur rencontre, les membres du GEDNOMA ont vivement émis le vœu de voir leur calvaire prendre fin le 15 mai 2019, date de reconduction ou non du couvre-feu à Abidjan. Par Enzo Dia