Fermeture bars/Les gérants: Bedel, Prince Alex…Appellent au secours

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Suite à la mesure de fermeture des boîtes de nuit, les tenanciers de célèbres points show d’Abidjan interpellent.

Les boss des célèbres bars, «VIP Discothèque», «George V», «Le Haut Niveau», «Le Code Barre», «Le Forty Forty» expriment leurs difficultés et lancent un appel à l’Etat. 

Suite à la progression du COVID-19, les autorités du pays ont arrêté des mesures drastiques pour freiner l’évolution de la maladie. Au nombre des mesures, la fermeture des bars et maquis sur l’étendue du territoire. À l’annonce de ces nouvelles dispositions, votre site Vibe Radio.CI a recueilli l’avis des tenanciers de célèbres nights clubs de la capitale Abidjan. 

Le Gros Bedel Forty Forty, Alexandre Branger Code Barre, Serge Defalet Georges V, Prince Alex VIP Discothèque et Roma Merlin ex Haut Niveau s’expriment et disent leur désarroi face à la situation.

Le Gros Bedel (Forty Forty): «C’est une situation chaotique pour nous, hommes de la Nuit»

« C’est une situation chaotique pour nous, hommes de la nuit. Parce qu’on ne s’y attendait pas du tout. Franchement, c’est un coup dur. Aujourd’hui ce qui arrive là, c’est un cas de force majeure. Nous autres, jeunes chefs d’entreprises, nous employons des dizaines de personnes dans nos établissements de nuits. On a les factures, le loyer, les salaires à gérer après, c’est difficile. Il faut donc que le gouvernement prenne des mesures pour nous soutenir et nous accompagner. Nous avons contracté des prêts dans les banques, on ne peut fonctionner sans prêt aujourd’hui. Nous avons donc des dettes auxquelles nous devrons faire face. Que prévoit l’Etat en cette période pour nous venir en aide et permettre à ces dizaines de personnes que nous employons de vivre et de nourrir leurs familles » 

Alexandre Branger (Code Barre): «Nous sommes tous dans la merde»

« Nous respectons la décision du gouvernement, c’est pour nous-même notre bien. Il faut l’avouer, nous sommes tous dans la merde. On est tous perdants aujourd’hui dans cette affaire de Coronavirus. Depuis la décision de fermeture de nos boîtes de nuits, on se demande comment on fera pour gérer les factures, le personnel, nos impôts et autres. Il va falloir que les autorités pensent à notre situation. Il faut que les Associations des Consommateurs mettent le sujet sur la table pour que le gouvernement puisse venir en aide à toutes ces entreprises de nuits et de loisirs qui emploient ces jeunes ivoiriens qui risquent de perdre ce qui leur donnait à manger, qui est leur emploi »

Serge Defalet (Georges V): «Si l’Etat peut nous aider…»

« C’est vrai que ça nous a tous surpris, cette décision, on ne s’y attendait pas du tout. Mais ces mesures-là, c’est pour le bien des populations que nous sommes. Il faut mener une véritable campagne de sensibilisation pour le respect strict des mesures et surtout se déplacer de façon utile. Le virus est invisible, il faut respecter les instructions et beaucoup prier, c’est très important. Même les grandes nations n’ont pas pu maîtriser la pandémie qui nous frappe tous. Par ailleurs, si l’Etat peut nous apporter son appui, nous aider comme ce qui se passe dans certains pays en Europe, ça sera une décision vraiment salutaire pour nous. Ça va assurément nous permettre de tenir le coup pendant cette période difficile »
Prince Alex (VIP Discothèque) : « On n’a pas le choix »

« On n’a pas le choix, il y va de notre survie, c’est vraiment pour notre propre santé, nous préserver et préserver notre entourage. Cette décision nous touche profondément, nous autres qui exerçons dans la nuit. Car on vit que de ça. Aujourd’hui, on essaie de tenir le coup, mais c’est trop compliqué. On espère tout simplement que cette situation ne va pas durer. Cette crise qu’on vit, il faut que l’Etat pense à nous assister. Dans la discothèque que je dirige, c’est près d’une quarantaine de jeunes ivoiriens qui y travaillent. Ils vivent tous de cette activité. En entendant que les choses se normalisent, les autorités du pays doivent songer à voir notre situation, et penser à nous »

Roma Merlin (Haut Niveau) : « Nous sommes au chômage »

« Le COVID-19, c’est une pandémie qui sévit un peu partout dans le monde, il faut faire attention et respecter les consignes, c’est très important les frères et sœurs. Mais de l’autre côté, en ce qui nous concerne, la décision du gouvernement, c’est vrai qu’elle s’impose à nous, mais elle nous a vraiment surpris. C’est compliqué, il faut le dire. Nous autres, sommes au chômage. Il faut vraiment que l’Etat fasse quelque chose. Les taxes de nuits, le Burida, les factures, il faut qu’à la reprise, l’Etat pense à nous et nous épargne toutes les charges qui nous attendent ». Par Enzo Dia