Ebola du Manioc : une menace pour la Côte d’Ivoire

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on s’en rappel encore comme si c’était hier. Cette étrange maladie qui avait touché les frontières de la Côte d’Ivoire. Empêchant les ivoiriens par précaution de manger la viande de brousse qu’ils affectionnent tant, nous revient sous d’autres formes.

Après les animaux c’est maintenant autour du manioc d’être infecté. Une nouvelle qui ne ravira pas les ivoiriens à en croire leur amour inconditionnel pour le manioc et ses dérivés. Est-ce à dire plus de manioc pour les ivoiriens ?

Selon le magazine Jeune Afrique, les spécialistes l’appellent ¨Ebola du manioc¨ : L’Afrique de l’ouest cherche la parade à un virus qui touche cette plante très consommée sur son sol et qui menace la sécurité alimentaire de la région, où les besoins en nourriture ne font que croître sous la pression démographique.

« La striure brune du manioc, une maladie virale, qui cause la perte de 90% à 100% de la production en Afrique centrale, est en train de faire mouvement vers l’Afrique de l’Ouest. C’est une menace à prendre très au sérieux », explique à l’AFP le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme West africain virus epidemiology (Wave).

Ce virus se propage par des mouches blanches. Les hommes peuvent également être des vecteurs de transmission lorsqu’ils transportent les boutures de manioc. Retenons que le vecteur commun de propagation de cette maladie comme la première reste l’Homme. La menace pour la Côte d’Ivoire se présente au niveau alimentaire. Le manioc est une culture de subsistance primordiale dans le pays et dans toute l’Afrique. Le continent est le plus grand producteur mondial de cette plante, on consomme les tubercules, les feuilles et la fécule (qui a plutôt l’aspect d’une semoule), produite à partir des racines.  Le tubercule de manioc entre par exemple dans le bol de toute la population ivoirienne sous diverses formes, bouillie, pilé en foutou, cuit en Attiéké (couscous de manioc). L'Attiéké, un mets typiquement ivoirien fait à base de semoule de manioc cuite, est lui très prisé par le Burkina Faso et le Mali, notamment, tout comme par les diasporas en France et aux Etats-Unis où plusieurs tonnes sont exportées chaque mois. Vigilance est donc demandé à tout un chacun pour éviter la pénétration de ce virus sur notre territoire et éviter sa

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