Clémentine PAPOUET : « Je suis d’accord avec Akissi Delta »

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Tes débuts dans le métier …

J’ai commencé par le théâtre avec le professeur Zadi Zaourou à la compagnie DIDIGA. Un théâtre élitiste, de recherche et universitaire. Nous jouions dans les centres culturels et instituts. Nous faisions des tournées a Limoge, Carthage etc. … Un théâtre dans lequel tu n’as pas le droit de changer un mot. Ce genre a relevé mon niveau. J’ai donc commencé par le plus difficile.

Ta participation au feuilleton « Ma famille »

Sur le tournage Sida dans la cité 2 d’Hanny Tchelley en 1995 à la Djibi sur la route d’Alepé, j’ai eu l’honneur de jouer avec la mère Thérèse Thaba et Bienvenu Néba. Mon rôle dans ce film consistait à contraindre les gens à porter des préservatifs. Sur ce tournage, Delta jouait également le rôle d’une fille au village. Elle m’a dit qu’elle fera un film un jour et qu’elle allait me solliciter. En 2001, a fait appel à moi et aux autres qu’elle connaissait. C’est comme ça que ma famille a commencé.

Es-tu aussi nerveuse comme ton personnage dans le téléfilm « Ma famille »

Je ne suis pas aussi nerveuse. Mais tout dépend de l’atmosphère. J’ai un caractère trempé. Je suis une personne extravertie, c’est-à-dire que je ne suis pas hypocrite, je n’aime pas caresser dans le sens du poil. Sinon, je ne serais pas en paix avec moi-même.

Comment expliques–tu le succès du feuilleton « Ma famille » ?

Chacun se retrouve dedans, nous n’avons rien inventé. Nous nous sommes servis de l’existant. Qui n’a pas connu un chagrin d’amour ? La polygamie ? On sait ce qui se passe dans les foyers polygames. Nous avons transporté tout ça à l’écran.

Es-tu d’accord avec Akissi Delta quand elle dénonce le traitement des artistes ivoiriens ?

Elle a raison. Je suis d’accord avec elle parce que je suis artiste et je vis la même chose. Le public est notre premier salaire. Il faut respecter le public. Mais entre nous, il y a des torpilles, certains le font pour prendre les contrats des autres et leur prestation est en deçà des attentes du public et du producteur. Il y a des coupeurs de route entre nous. J’ai vécu ce cas plusieurs fois. Les loups se mangent.

L’affaire Koffi Olomidé, qu’en penses-tu ?

Koffi Olomidé n’est pas le seul à se comporter ainsi. Il y a des artistes qui ne sont pas à son niveau qui font la même chose. Tu leur donnes un rendez-vous pour 21h, ils viennent à 23h, ils ont la grosse tête. Ils demandent plusieurs choses, ils font du chantage de dernière minute au producteur. Tout le monde parle de Koffi Olomidé c’est vrai, nous y avons assisté. C’est dommage, mais je pense que Koffi comme il l’a annoncé va se racheter. C’est dommage, mais je pense que Koffi comme il l’a annoncé va se racheter. Il ne faut pas oublier que nous sommes en Côte d’ivoire, le succès est parti d’ici. Je pense qu’il va revenir et ils trouveront un terrain d’entente, les Ivoiriens ne sont pas rancuniers.