Binaté Gaoussou : « Nous ne sommes pas des « gays »

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Le Marché de Marcory est  réputé pour son attractivité au féminin. C’est une destination aujourd’hui incontournable pour les femmes Abidjanaises qui veulent se faire une beauté. Ce marché est aussi connu pour accueillir des «coiffeuses» d’un autre genre. Ce sont des hommes au style efféminé, taxés souvent à tort ou à raison d’homosexuel.

Binaté Gaoussou, 26 ans, fait partie de ces hommes spécialistes de coiffures de femmes. Il exerce ce métier depuis plus de 2 ans au grand Marché de Marcory. Le jeune coiffeur de femmes livre quelques confidences sur son métier :

“On nous regarde d’un certain œil comme si ce que nous faisons est un péché”.

« La coiffure pour femme, c’est quelque chose que j’ai toujours aimé. Après un apprentissage auprès d’un ami, j’ai commencé à coiffer les femmes depuis 2 ans maintenant. Des gens nous regardent d’un certain œil comme si c’était un péché. Ma vie, c’est ma vie », lâche t-il.

“On détient beaucoup de secrets des femmes”.

A la question de savoir pourquoi les femmes aiment plus se faire coiffer par eux, le coiffeur explique : « Elles viennent toujours vers nous pour se coiffer parce qu’elles s’entendent mieux avec nous. On sait bien les prendre. Il y a des femmes qui viennent se coiffer ici, tant que garçon n’est pas intervenu dans sa coiffure, elles ne sont pas satisfaites. On a le contact facile avec elles, on cause bien, on se montre des choses. Il y en a qu’on va coiffer à domicile.

Nous sommes leurs meilleurs confidents. Au delà de la coiffure, on détient beaucoup de secrets des femmes au marché», fait savoir Gaoussou.

“On est pas cher. On gagne souvent 50.000 Frs par jour. Et pendant les jours de fête...”.

«Il ya des femmes, tellement elles sont satisfaites de nos prestations, souvent elles nous payent le double de ce qu’elles doivent. C’est un métier qui nourrit son homme. Je gagne bien ma vie dans ce métier. Contrairement à ce que disent les gens, nous ne sommes pas chers. Quand ça marche, je peux gagner 500.000 Frs en un jour. Et pendant la période de fête, j’ai souvent 100.000 Frs».

“Nous ne sommes pas des « gay»”.

« La coiffure pour femme, c’est quelque chose que j’ai toujours aimé. Après un apprentissage auprès d’un ami, j’ai commencé à coiffer les femmes depuis 2 ans maintenant. Des gens nous regardent d’un certain œil comme si c’était un péché. Ma vie, c’est ma vie », lâche t-il.

“On détient beaucoup de secrets des femmes”.

A la question de savoir pourquoi les femmes aiment plus se faire coiffer par eux, le coiffeur explique : « Elles viennent toujours vers nous pour se coiffer parce qu’elles s’entendent mieux avec nous. On sait bien les prendre. Il ya des femmes qui viennent se coiffer ici, tant que garçon n’est pas intervenu dans sa coiffure, elles ne sont pas satisfaites. On a le contact facile avec elles, on cause bien, on se montre des choses. Il y en a qu’on va coiffer à domicile. Nous sommes leurs meilleurs confidents. Au delà de la coiffure, on détient beaucoup de secrets des femmes au marché», fait savoir Gaoussou.

“On est pas cher. On gagne souvent 50.000 Frs par jour. Et pendant les jours de fêtes…..”

«Il y a des femmes, tellement elles sont satisfaites de nos prestations, souvent elles nous payent le double de ce qu’elles doivent. C’est un métier qui nourrit son homme. Je gagne bien ma vie dans ce métier. Contrairement à ce que disent les gens, nous ne sommes pas chers. Quand ça marche, je peux gagner 500.000 Frs en un jour. Et pendant la période de fête, j’ai souvent 100.000 Frs».

“Nous ne sommes pas des « gay»”

« Quand tu décides d’exercer ce métier, il faut accepter ce qui se dit sur toi. Il faut laisser les préjugés des gens et la honte de côté pour chercher ton argent. On nous traite souvent de personnes «gays». Pourtant, on a nos femmes à la maison. Moi par exemple, je suis «garçon pile». J’ai une copine et 2 enfants avec qui je vis ».  

 

ENZO

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