Affaire Koffi Olomidé : la Directrice générale du Burida s'inquiète

Vibe Radio

Facebook Email Print Twitter Addthis

Samedi 26 décembre 2015 au Palais de la Culture de Treichville Koffi Olomidé avait brusquement mit fin à une prestation sous prétexte que le promoteur (Canta production) ne lui aurait pas versé son droit à l’image, 12 000 dollars.

Si le grand public est resté choqué par le comportement de l’artiste Congolais, la Juriste et directrice générale du bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida), Mme Irène Assa Viéira, s’inquiète pour la structure organisatrice du Festival Abidjan by night.

Pour situer les responsabilités de chaque parties, la juriste rappel les droits et les devoirs des deux parties : «Si  je peux me permettre un petit commentaire sur le clash entre Koffi Olomidé et les organisateurs de Abidjan by Night, la captation (en termes juridiques, »la fixation ») de la prestation d’un artiste est soumise, dans la loi ivoirienne comme partout ailleurs, à l’autorisation formelle (écrite) de l’artiste la clause du contrat qui l’autorise doit même préciser la destination de cette fixation». Après ces précisions, l’administrateur du burida s’iinquiète pour Canta production en ces termes : « Espérons pour Canta production que le contrat signé avec Mopao comporte une telle clause ».

C’est un des droits de l’artiste interprète que d’avoir son mot à dire sur l’enregistrement de sa prestation.

Pour la première responsable du BURIDA, l’artiste, en l’occurrence dans le cas d’espèce Koffi Olomidé à doit donner son autorisation pour l’utilisation de son image : « C’est un des droits de l’artiste interprète que d’avoir son mot à dire sur l’enregistrement de sa prestation, alors surtout que cet enregistrement peut donner lieu à diverses exploitations. Il doit donc l’autoriser expressément et être d’accord avec ses utilisations futures ».

Par ailleurs, elle fait comprendre aux publics que le cachet de l’artiste ne couvre pas tout :

« Le cachet payé en général à un artiste pour se produire sur une scène, n’englobe pas les intéressements qu’il doit également percevoir (et c’est juste) pour les exploitations futures de l’enregistrement de sa prestation. Pour exemple, une fois, à Marrakech au Maroc, lors d’un récital qu’est venu donner Stevie Wonder pour clôturer une conférence diplomatique organisée par l’OMPI (organisation mondiale de la propriété intellectuelle), le public a été informé que l’usage de téléphones portables ou autres appareils enregistreurs étaient interdits pendant la prestation de l’artiste sur scène. Mais, je sais que Canta production est un professionnel, alors il a dû prévoir une telle clause dans le contrat de Koffi, et tout ce qui va avec cette autorisation ».précise-t-elle.