Arnaud Jaguar : il raconte comment Arafat l’a jeté en prison

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Dans la matinée du 12 juin dernier, j’ai reçu le coup de fil d’un gendarme de la brigade de Cocody qui se trouve être un ami d’Arafat, me demandant si j’ai reçu une convocation qu’on m’a envoyée.

J’ai répondu par la négative, car tout de suite, j’ai fait allusion à une vieille convocation qu'Arafat nous avait adressé Ariel et moi sous prétexte qu’on n’avait pas versé ses parts de cachets de certains spectacles qu’on avait faits.

Sur cette affaire, notre avocat avait pris le soin d’appeler la gendarmerie pour qu’on règle ce litige à l’amiable en famille. Et c’est ce qu’on a fait au cours d’une réunion de la Yôrôgang.

La menace d'Arafat Dj 

«Tu ne viens pas quitte Abidjan en même temps. Merci.»

Le gendarme a alors promis de me rappeler. Le même soir à 21 heures 51, Arafat m’envoie une convocation via watshapp appuyé d’un sms disant ceci : " Tu ne viens pas quitte Abidjan en même temps. Merci." ( Il nous présente le tout).

J’ai donc banalisé parce que depuis quand on envoie une convocation à quelqu’un par wattshapp ? Pour moi, c’était une fausse convocation, j’ai donc fait une capture que j’ai postée sur Facebook.

Le lendemain matin, je reçois un coup de fil de la même brigade de gendarmerie. Au bout du fil, le gendarme me dit que si je ne répondais pas à la convocation, eux, ils viendraient me chercher. Je lui ai dit de nouveau que c’est une vielle convocation et que l’affaire a été déjà réglée depuis. Au bout du fil, le gendarme me dit que si je ne répondais pas à la convocation, eux, ils viendraient me chercher.

L’arrestation d’Arnaud Jaguar

Ne me reprochant rien, je m’y suis donc rendu. Et c’est sur place que l’on m’apprend que Arafat m’a convoqué pour avoir baptisé mon bar au nom de sa structure Yôrôgang sans son accord. Lui-même n’étant pas présent, j’ai donc fait ma déposition et je suis rentré chez moi. Aux environs de 14 heures, le gendarme ami d’Arafat m’appelle pour me dire qu'Arafat est là et qu’il faut que je vienne.

 « Les gendarmes n’ont rien voulu entendre ni comprendre et ils m’ont foutu au " gnouf " »

À mon arrivée, l’on m’a reproché d’avoir publié la convocation sur Facebook. Au bureau du commandant de brigade, Arafat a répété le mobile de sa convocation et qu’il réclame un dédommagement de ma part. Malgré mon registre de commerce et d’autres preuves que je détenais pour me défendre, les gendarmes n’ont rien voulu entendre ni comprendre et ils m’ont foutu au « gnouf ».

 La libération d’Arnaud Jaguar

J’ai donc appelé des contacts qui ont à leur tour appelé le commandant de brigade. Celui-ci leur a promis de me libérer. Aux environs de 19 heures, Arafat est arrivé dans ma cellule, tout gueulant :

"Jaguar, tu as trahi la Yôrôgang ! Toi-même, tu sais qu’on a besoin de toi et tu as nous laisses pour aller chez Debordo " !

Tu as signé avec Debordo !" Je lui ai simplement répondu que je n’ai pas signé avec Debordo et que Debordo et moi, ces famille et il le sait. Il a sorti son téléphone et a commencé à me prendre en photo et à me filmer avant de publier le tout sur Snap.

"Avant de s’en aller, il a remis 35.000 FCFA à mes codétenus " .

Il est sorti et est revenu quelques instants après pour me dire qu’il a payé 450.000 FCFA aux gendarmes pour avoir la liberté de faire tout ce tapage. En se filmant, il a lancé que c’est lui qui va me faire sortir de là. Avant de s’en aller, il a remis 35.000 FCFA à mes codétenus. Ce qui n’est pas normal d’ailleurs. Quelques instants plus tard, on m’a libéré.

 

Je tiens à dire quelque chose, qu’Arafat arrête de mentir en racontant que c’est lui qui m’a fait libérer. C’est archi faux ! C’est plutôt d’autres personnes qui ont contribué à ma libération parmi lesquelles Debordo qui a joué un grand rôle.

« Je vais porter plainte »

Nous sommes dans un pays de droit et je ne saurais rester sans réagir après qu’on m’ait enfermé abusivement. Je n’ai pas de relations au même titre qu'Arafat encore moins de gros bras comme lui, je suis un citoyen honnête, je vais porter plainte.